Le printemps des poètes 2011
Dans le cadre du Printemps des Poètes 2011, qui se déroulera du 7 au 21 mars 2011 sur le thème d'infinis paysages (www.printempsdespoetes.com), l'association Simohé (lieu de prédilection puisque de nombreux thèmes de paysages peuvent être exploités, forêt, campagne, mer ….) propose aux écoles, un atelier d'écriture – création de dessins paysages, de fresques de paysages infinis, illustrés par des poésies (réalisons et créons en sens inverse ce qui est proposé habituellement !!! à l’opposé de l’habituel !!! avec Edwige Marais dite « Gitane »,poétesse, conteuse, intervenant en milieu scolaire et autres ..(éditée à conte d’auteur).
Nous proposons aux écoles de participer avec leurs élèves à cet événement, sur place aux Grandes Dalles, notre lieu permettant d'accueillir en intérieur et en extérieur.
Le site du printemps des poètes propose ceci aux scolaires, car c'est également l'année des outre-mer français :
« En
milieu scolaire, les élèves sont invités à se faire
passeurs de poèmes en recopiant un poème d'outre-mer de leur choix,
à partir d’une sélection pour la jeunesse. (...)
Ainsi les
sorties d’école seront un moment poétique par l’échange de
tracts entre enfants et parents. »
Mieux encore ! Venir l'écrire aux Grandes Dalles ! Car c'est un lieu idéal en tant « qu 'infinis paysages », pour libérer la créativité et le ressentiment face à la nature !
Merci de contacter Stéphanie au 06.61.12.57.09 pour connaître toutes les conditions.
Coût de l’animation par classe :
le matin 9h à 11h - 80 euros
l’après-midi 14h à 16h - 80 euros
journée 9h à 16h - 150 euros
(les enfants et accompagnateurs apportant leur repas froid pour la journée complète)
Commentaires sur Le printemps des poètes 2011
La marchande de rêves
L’espace s’est fendillé sur la vitrine, l’espace s’est rapetissé.
Dans quelle rue, quelle boutique était l’atelier de la dame aux épingles ?
Je ne pense pas que c’était elle, cette femme disloquée .On savait Mina bonne couturière, intelligente et futée elle avait du sauver sa vie.
Tout le salon avait été saccagé ; les tissus légers, les soieries, les velours pour manteaux, les robes d’intérieur. Non c’était un mannequin de cire qui gisait au sol, les bras levés comme on implore, le regard vide, bouche fermée sur un mot à jamais tu.
Le mannequin, n’avait plus ses jambes, en morceaux éparpillés, brisées ; sa tête renversée, bloquait les roues d’un vélo, métaphore d’une entrave à la liberté.
C’est la photo qui fut prise primée au concours des grands reporters elle fit la une des journaux télévisés, magazines, le tour de la planète, comme un tableau surréaliste.
Cela c’est déroulé un soir de révolte où les symboles de la féminité émancipée avaient attiré le tonnerre et la foudre. Tous les magasins d’accessoires et vêtements salons de manucure avaient été lapidés. Joies féminines défuntes dans un fatras de parfums de pacotille ; le grand mannequin aux formes fuselées ne serait plus marchande de sourires. Il y avait maintenant un grand silence comme après un seïsme ; tintamarre du vide envahi de sons du passé. Sur le front de la poupée inanimée, flottait une lueur blanche, si légère,
une plume ! Etait-ce l’âme en fleur, inspiratrice, qui voguait sur les mers , à travers plaines
champs odorants , les pics vertigineux, et vastes forêts, le Dabo où fut conçu Victor Hugo, était-ce l’esprit de grande douceur qui voulait rendre hommage au poète ?
On percevait sans l’entendre un leitmotiv, une unique phrase silencieuse » Aimant, amant, toi qui offrais des bouquets à Léopoldine, je rend hommage aux visionnaires aux utopistes, aux poètes, aux artistes. »
Nadia ESTEBA
LA PART DE L’HOMME
La lune dort dans le bras replié de la nuit.
Déjà c’était hier, elle doit laisser la place
A petites foulées dans le vent qui le glace,
Le soleil d’hiver, doucement lui sourit.
Belle Fleur de Lys au ciel noir évanouie
Dans le bol de café fumant qui me réveille
Je vois des océans, aussi mille merveilles
Une goutte de lait m’emporte au paradis.
Nadia ESTEBA
















